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Sinon j'ai vu ONE CUT OF THE DEAD.

Matez ONE CUT OF THE DEAD. Si vous vous demandez pourquoi en cours de visionnage, continuez. Meilleur gag de caca depuis longtemps déjà.

Sinon j'ai vu BLACKKKLANSMAN

Et ça fait plaisir de voir Spike Lee en avoir un minimum à foutre de ce qu'il filme parce que damn, la version occidentale d'OLD BOY est-elle maxipourraxe. Alors comme Lee le dit, c'est tiré d'une histoire vraie sauf pour les bouts qui sont faux, vous savez comment ça va. Mais oui, un policier noir a bien infiltré le Ku Klux Klan fin des années 70, jusqu'à téléphoner au grand mufti de l'organisation pour réclamer sa carte de membre qui n'arrivait pas. C'est de la bonne. Déjà, c'est drôle et spirituel -- c'est pas toujours la même chose, mais ici, si -- et le casting est grand luxe. Hors les persos principaux, JD Washington et Adam Driver, qui déchirent leurs races si je peux me permettre, Topher Grace en David Duke est formidable à chaque apparition. Mais y'a deux choses que j'aime bien avec ce film : le jeu avec la forme, et la polarisation au coeur du sujet, et comment l'un chatouille l'autre. Dans l'Atlanta des anné...

Sinon j'ai vu SORRY TO BOTHER YOU

Et : oui ? Il a fallu que ça percole mais je l'aime beaucoup, cette histoire fumée de télémarketteur afro-américain qui grimpe les échelons parce qu'il parle blanc au téléphone. Faut avoir connu les goulags libéraux que sont les call centers de vente et l'effet qu'y travailler peut avoir sur la santé du cigare, peut-être, mais ça fait vraiment le film. Parce qu'il part en sucette très loin, ce film, mais toujours d'une façon qui reflète plus la réalité que n'importe quel documentaire ? Est-ce ceci que vous humains appelez "le réalisme magique" ? C'est salutaire parce que ces derniers temps, les caricatures ont la vie courte, je sais pas si vous avez remarqué. Il faut moins de deux mois de nos jours pour qu'un titre du Gorafi se retrouve sur les couvertures de vrais journaux. Eh ben SORRY TO BOTHER YOU est sorti début 2018 et il tient toujours debout. Il est toujours un PETIT PEU plus absurde que la vraie vie. De peu, hein, mais toujo...

Sinon j'ai vu THE PREDATOR

Et c'est très exactement ce qui se passe quand quelqu'un décide de tourner un film de SF pour vidéoclubs avec un budget boursouflé. C'est de très mauvais goût et les prédators sont ratés, mais j'ai a-do-ré. C'est un film de studios réalisé par un type qui n'en a plus rien à foutre, tu sens qu'on lui a envoyé des "notes" tout au long de la production et qu'il y a été avec un enthousiasme limite trollesque. "La production veut un petit autiste ? Eh ben donnons-lui un petit autiste. Tu sais quoi ? On va même refaire Rain Man en miniature tiens. Andale ! -tu sais ce qui serait mieux que Rain Man? -Vas-y ? -....ET. -T'es con. -Pas cap. -Tiens ma bière." Ca et si tu fais du jeu de rôle, l'équipe te dira quelque chose, c'est : un groupe de mercenaires super-badasses et chacun a son défaut psychologique SUPER subtil et sa spécialité de badasse, qui passe son temps à balancer des vannes nulles et à se chambrer mutuel...

Sinon j'ai vu VENOM

Et c'est l'équivalent cinématographique du bâtard moche, boiteux et baveux qu'on adopte dans un centre mais qu'on aime d'amour et qu'on trouve adorable. C'est, quelque part, le chaînon manquant et superfétatoire entre 48 HOURS, THE MASK et YOU'VE GOT MAIL, mais dans l'univers de SPIDERMAN. Non, ça ressemble à rien. Oui, tout le monde est en roue libre. Oui, le montage est total ement aux fraises, t'as des beats qui bégaient, des persos qui ont l'air de changer de motivation en cours de route sans rien dire à personne et il faut attendre grosso merdo la moitié du film pour qu'il commence à ressembler à ce qu'on t'a vendu. Et j'ai bien aimé parce que j'aime tout. Enfin, non : j'ai bien aimé parce que Tom Hardy sait que c'est pas tous les jours qu'on t'offre une licence avec une reconnaissance produit pareille et est bien décidé à faire tout ce qu'il peut pour que ça soit un succès,et vu le résultat...

Sinon j'ai repensé à l'hypothèse du Marty manquant

C'est une théorie de fans à propos de RETOUR VERS LE FUTUR qui traîne çà et là sur les interwebs de la toile numérique. Elle répond à la question suivante : qui pilote la DeLorean qui disparaît à la fin du film ? Alors c'est tordu parce que c'est du voyage dans le temps. Donc à la fin du film Marty arrive quelques minutes plus tôt que prévu à son époque à lui. Il arrive au désormais Lone Pine Mall, voit la DeLorean partir vers ce qu'on suppose être les années 50, Doc se faire trouer par les Lybiens, etc. MAIS. On sait que le "présent" est changé par les événements du "passé", puisque c'est le Lone Pine Mall, et plus le Twin Pine Mall puisque Marty a défoncé un des deux pins au début du film. Et puis parce que c'est un peu là-dessus que repose TSOUTE L'INTRIGUE DE C'TE POUTSINE DE FILM, LÂ. Du coup, qui pilote la DeLorean ? Pas notre Marty à nous, celui qui devait emprunter la caisse de son tocard de daron pour peloter Jenn...

Sinon j'ai revu SHIN GODZILLA

...et c'est quand même pas mal, limite génial, si ce qu'on veut d'un film de monstres géants c'est qu'il ressemble à The Wire.  L'idée de ce reboot total, c'est de mettre en face de Godzilla un monstre à sa hauteur : le Japon, avec son infrastructure, sa technologie, son administration, ses ressources. C'est en le revoyant que j'ai percuté : ce Godzilla est réalisé comme un épisode de Il était une fois la vie, et Godzilla est un très, très gros rhume. Il arrive, c'est la panique, le cerveau réagit n'importe comment, le Japon tombe malade. Puis on forme une unité spéciale pour gérer le problème et le système immunitaire se met en route et lance les globules blancs.  Sur tout ça plane une fascination morbide que je partage pour les rouages administratifs, les blocages arbitraires de procédures, les raisons derrière les législations et comment les gens qui doivent faire le taf malgré tout ça arrivent à faire ce taf sans trop marcher sur l...