Et c'est toujours un bonheur. Faut que je vous raconte. En 2001, un réalisateur amateur japonais du nom de Ryuhei Kitamura décide que si Sam Raimi le fait, pourquoi pas lui. Il hypothèque sa baraque, loue des caméras, appelle un pote dentiste pour bricoler des accessoires, recrute qui veut bien se faire filmer et passe 2 ans à tourner VERSUS, la rencontre improbable entre un manga shonen métaphysique, du chambara à l'ancienne et EVIL DEAD premier du nom. VERSUS est une véritable réussite bis et déviante, honnête et dont chaque yen est visible à l'écran plusieurs fois, vraiment tout ce qu'on aime dans les séries Z découvertes par hasard en VHS dans un vide-grenier. Le film contient d'ailleurs un des meilleurs rires sardoniques du cinéma*. La Tohei tombe dessus, pense comme moi et appelle le gamin pour lui dire "dis gamin, faire un nouveau godzilla, t'en penserais quoi ?" Eh bien Ryuhei Kitamura en pense que GODZILLA: FINAL WARS. J'imag...
"Le cinéma est rarement du grand art : si vous ne savez pas apprécier ses beaux déchets, mieux vaut ne pas y aller" - Pauline Kael