Accéder au contenu principal

Sinon j'ai vu HAPPY DEATH DAY

L’image contient peut-être : 1 personne, nuit

C'est sympa, et pas juste parce que c'est méta.

En gros : la moins insupportable fille d'une sororité universitaire se fait démastiquer la face par un tueur masqué pour son anniversaire, puis se réveille et recommence. Oui, c'est Un jour sans fin + Scream. Ca assume. Ca joue un peu avec tes attentes. C'est bien tendu. Des fois c'est drôle et touchant, parfois en même temps. Y'a du twist. Quand ça a l'air de se prendre au sérieux eh ben en fait non. Et j'aime bien l'idée que pour changer de vie sérieusement, c'est pas des grands gestes mémorables qu'il faut mais changer de routine et tenir. En vrai, les grands gestes, c'est chouette pour se prendre pour un héros de drama, mais en fait que pour ça.

Bref, j'ai toujours eu tendance à penser que les récits de boucle temporelles parlent toujours un peu de dépression, Un jour sans fin en tête, que l'auteur s'en rende compte ou pas. Eh ben cette dépression est très drôle. Voilà.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Sinon j'ai bingé GOOD OMENS

GOOD OMENS, c'est un roman écrit à quatre mains par Neil Pratchett et Terry Gaiman, un truc comme ça, avant qu'ils ne fussent vraiment connus l'un et l'autre. L'un pour LA SAGA DU DISQUEMONDE, c'est-à-dire GAME OF THRONES mais en bien, en drôle et avec 20 ans d'avance et l'autre pour SANDMAN et AMERICAN GODS, deux récits qui parlent de dieux pour mieux se moquer de ses contemporains, parce que c'est comme ça que Gaiman roule. Et je traîne le bouquin en tête depuis mes 20 ans, grosso merdo. Et à l'époque Terry Gilliam avait déjà tenté d'en faire un film, avait presque démarré le tournage et puis en fait non, parce que Gilliam. Du coup je vais être incapable de la moindre once de recul et je vais vous en parler comme si vous avez lu le bouquin. (Franchement vu le public je parie que oui.) Et donc j'ai adoré GOOD OMENS. J'ai pas trouvé ça parfait. Il a fallu deux épisodes pour que la voix off me lâche la jambe. Elle est souvent s...

Sinon j'ai vu THREE MUSKETEERS

Celui de Paul W Anderson, dans une absence totale de respect pour ma propre personne, et c'était succulent. Je m'attendais tellement à rien. J'ai un a priori négatif envers popaul dubya : malgré toute la sympathie étrange que je peux porter à SOLDIER et EVENT HORIZON, j'ai subi RESIDENT EVIL et ALIEN VS. PREDATOR premiers du nom en salle et c'est encore douloureux quand j'y repense. Mais j'adore Dumas, les canards boiteux, l'outrance assumée et la rumeur m'avait promis du grand n'importe quoi. Eh ben la rumeur avait raison. Dans les dix premières minutes on a : des ninja sous-marins, des highkicks de shaolin, un style de baston par mousquetaire, Milady de Winter en super-ninjette, un heist à la gland avec des pièges dans les murs et Venise mise en scène comme un niveau de Metal Gear Solid. Et tout ça sans s'excuser une seconde. Le reste du film est à l'avenant, et vous savez quoi ? C'est jamais vraiment une trahison de l'o...

Sinon j'ai vu SORRY TO BOTHER YOU

Et : oui ? Il a fallu que ça percole mais je l'aime beaucoup, cette histoire fumée de télémarketteur afro-américain qui grimpe les échelons parce qu'il parle blanc au téléphone. Faut avoir connu les goulags libéraux que sont les call centers de vente et l'effet qu'y travailler peut avoir sur la santé du cigare, peut-être, mais ça fait vraiment le film. Parce qu'il part en sucette très loin, ce film, mais toujours d'une façon qui reflète plus la réalité que n'importe quel documentaire ? Est-ce ceci que vous humains appelez "le réalisme magique" ? C'est salutaire parce que ces derniers temps, les caricatures ont la vie courte, je sais pas si vous avez remarqué. Il faut moins de deux mois de nos jours pour qu'un titre du Gorafi se retrouve sur les couvertures de vrais journaux. Eh ben SORRY TO BOTHER YOU est sorti début 2018 et il tient toujours debout. Il est toujours un PETIT PEU plus absurde que la vraie vie. De peu, hein, mais toujo...